Essai de blog

Jax

il fallait que j'écrive

Retour sur le dernier épisode de Amazing Digital Circus
Je vais spoiler le dernier épisode, donc en garde. j'avais besoin de parler mais j'avais pas envie de déranger quelqu'un donc je mets ça là lira qui voudra

Je me rappelle pas de la dernière fois qu’un film/série m’ait autant retournée. Pleurer devant un film, j’ai l’habitude, je sais repérer de loin le genre de trucs qui va me faire chialer de tristesse ou de bonheur, globalement c’est les amitiés profondes et les sentiments de cohésion de manière générale. Je me rappelle avoir vu Toy Story 4 au cinéma avec une ex et d’avoir pas pu empêcher mes larmes de couler quand un jouet demandait “Tu veux être mon ami ?”, c’était tellement niais que mon ex s’est moqué de moi (à raison c’était ridicule mais marrant au fond). Le “Je suis désolé.” de Gary dans The World’s End m’accroche tout le temps une petite larme, parce qu’il représente tellement dans son parcours, et surtout dans son amitié avec Andy. J’ai hurlé d’horreur devant Bullet Train, je refusais ce que je voyais. Je suis faible, je suis naïve, je suis niaise, et même en prédisant le scénario à l’avance (parce que bon, j’écris, donc je sais repérer les schémas qui seraient logiques et/ou marquants) je me fais toujours avoir. C’est pour ça que j’aime le JdR aussi un peu, c’est parce que j’ai beau planifier toute une campagne, mes joueurs font faire une action à côté et tout sera à réinventer, et j’adore ça. Dans une de nos parties, ils ont tué un personnage qui est central dans ma construction et exploration de mon monde. Mais c’est le jeu, je leur en veux pas, et ça rajoute du sel, j’aime bien ne pas savoir ce qui va m’arriver.
Donc bon, pleurer et ressentir devant une oeuvre, je sais faire. Mais me prendre un hippon, c’est plus rare. Je crois que c’est arrivé devant The World’s End, Parasite (que par miracle je m’étais pas fait spoil et donc me suis pris en pleine gueule), M fils du siècle, et si je pousse un peu Superman, même si lui c’est moins un hippon que “PUTAIN CE FILM FAIT DU BIEN”. C’est encore plus rare que je me prenne un coup tel que j’ai l’impression que le film a été fait spécifiquement pour moi, pas en l’analysant, mais parce que je me reconnais réellement à travers un personnage. Quand j’avais regardé The Good Place, j’avais l’impression que chaque épisode essayait de résoudre un problème de ma vrai vie, mais c’était surtout parce que c’était de la philosophie générale et morale en fait, pareil pour Rick et Morty, mais là je suis juste bête et j’avais besoin de suranalyser des trucs. Jax est le premier personnage que je comprends et dans lequel je me reconnais à 100%, même si je n’agis pas de la même manière et que je suis pas d’accord avec son comportement. Je ne suis pas d’accord, mais je le comprends, parce qu’au fond c’est ce que je voudrai faire, et c’est ce que j’aurais fait dans sa situation. Je me reconnais dans un peu tous les persos, on va pas se mentir, mais Jax, Jax y’a un truc différent. Parce que les persos de connard edgy etc c’est sympa, mais au début je me disais “ohlala un peu saoulant”, mais plus on a appris à le connaître, plus je me suis rendue compte que il était pas comme ça complètement volontairement. Ca n’excuse pas tous ses actes, mais a les explique.

J’ai pas compris I Saw The TV Glow. Honte sur ma transitude, i know. Mais c’est que je ne m’attendais pas ça, je m’attendais à un film beaucoup plus direct sur le sujet, et pas un film qui le fait passer par des images et des métaphores seulement. Je suis toujours frustrée que techniquement, ISTVG parle plus d’homosexualité que d’identité de genre, bien que la dernière scène rattrape tout. J’ai vu le film avec Laëtitia, et on comprenait pas, on sentait y’avait un truc, mais ça tiltait pas pour nous, alors qu’on était familières, d’une manière ou d’une autre, avec le sujet et ses problématiques.
J’ai compris l’abstraction de Jax. J’ai compris ses personnalités. J’ai compris pourquoi, instantanément. Et c’est pas un “j’ai compris car la série a bien expliqué”, non, c’est j’ai compris dans le sens “putain c’est moi” ça peut sembler ridicule je m’en doute on parle d’une série d’animation sur youtube, c’est pas non plus révolutionnaire et je suis d’accord mais parfois c’est les choses les plus simples qui frappent le plus dans la gueule justement parce que elles sont instinctives, et les scènes avec les différentes personnalités de Jax qui imaginent chaque abstraction d’une personne qu’il apprécie et un comportement différent à chaque fois, personnalités qui font tout pour ne pas montrer le “complet” pour le laisser caché au fond seul parce que il n’a pas besoin de personne et qu’il ne mérite pas d’attention et d’amour et de patience, ça je l’ai compris
j’ai pas la même histoire que jax, mais quand il décrit ses parents comme absents et présents en même temps, comme si il était jamais à la hauteur de leurs attentes et jamais digne d’attention, toujours entre deux moods, ça je l’ai compris, moi dessvan je l’ai compris
j’ai compris la scène avec ribbit, ce besoin de savoir que les autres comptent sur nous et nous font confiance mais cette peur panique à l’idée de faire confiance à 100% par peur d’une trahison, par peur que tout s’arrête, que ce que l’on dise de plus sincère se retrouve en place publique, je le comprends, et j’allais dire que je crois que j’ai jamais fait ça à un ami sauf que si j’ai déjà fait ça j’ai déjà laissé un mec seul sans le prévenir parce que juste je voulais faire autre chose et putain j’ai été conne j’ai fait du mal juste en pensant qu’à ma gueule j’ai dû être une merde tellement de fois avec tellement de gens sans m’en rendre compte tout ça pour garder mon putain de mode hérisson d’activé mais en même temps quand je fais confiance à des gens je me retrouve toujours seule à la fin je sais même plus quoi faire au final
jax finit par être un connard edgy qui repousse tout le monde parce que c’est sa manière de s’assurer de ne plus s’attacher et de ne plus merder et that’s my bpd guy et même si à mon sens je crois que j’ai jamais vraiment complètement fait je le comprends parce que oui j’y ai déjà pensé j’ai déjà pensé à être un connasse radicale avant de me reprendre et de me dire que finalement c’était pas la vérité mais ma vision et que elle est maxi biaisée
je sais même plus où je voulais aller en écrivant tout ça j’avais juste besoin de parler parce que je me suis mis à pleurer au milieu de l’épisode et j’ai pleuré encore 30 min après la fin je savais même plus pourquoi j’ai dû prendre un anxio l’épisode m’a fait sentir désespérément seule, alros que je sais que je le suis pas je peux compter sur des gens mais je me sens tellement seule parce que comme jax je ne sais pas accepter l’affection à long terme des gens, pour moi ils le font par pitié pour moi ou pour que je me taise, mais dès que je suis plus dans leur champ e vision hop je disparais, je ne veux pas demander parce que je ne veux pas dépendre des gens mais en même temps c’est souvent ce qu’il faut faire d’aller vers quelqu’un et de parler et de se faire comprendre et le fait que ce soit ça la conclusion de l’épisode, qu’on comprenne que c’est l’amour l’entraide la solidarité et la patience qui aide les gens ça m’a fait craquer en larmes enft parce que putain je le comprends

que l’abstraction ne soit pas un bug, mais le résultat au long cours d’isolation et de dépression, ça fait une belle métaphore à mon sens, simplette peut-être mais on s’en fout l’image est belle, j’ai feel le début d’abstraction de jax parce que j’ai déjà eu la même, et je feel son abstraction parce que j’ai aussi essayé. je ressentais trop, comme gangle trop d’émotions contraires, comme jax trop de dissociation, trop, juste trop, je saurais même pas dire quoi juste trop, ça s’arrêtait jamais, comme un train lancé à pleine balle qui s’arrête dans aucune gare, comme un feu sur un terril, comme une fuite dans un océan, un bourdonnement constant qui ne veut pas se taire, qui demande à être entendu et qui pourtant ne dit rien, qui ne se calme que la tête sous l’eau, je préfère le flou qui suit, celui dans lequel je suis là sous un anxio, au calme, sans cris, sans bourdonnement, sans fuite, sans feu, sans trains, sans gare, juste moi et maintenant là et tout de suite, c’est plus agréable
je me sens seule, mais c’est de la faute de personne et je n’en veux à personne, je me sens universellement seule à la micro-seconde où je suis seule, comme le big bang a étendu l’univers en quelques micro-secondes, tout pareil pour ma solitude, elle frappe si vite et sans prévenir que souvent elle me met à terre, et souvent y’a rien d’autre à faire que d’attendre que ça passe, les vagues, l’eau, tout ça

un peu comme le cirque d’oreillers et l’aquarium, le calme me fait du bien, mais il faut que j’arrive à trouver le bon calme, celui qui assagit et pas celui qui fait écho au silence

bébou

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